PÉRICART, J. (1987): Une espèce nouvelle d’Acalles des Pyrénées-Orientales: Acalles temperei, n. sp. (Coleoptera, Curculionidae). - L’Entomologiste, Paris 43(4): 193-196; 15 Fig. 

 

194-196

 

[Fig. W33.3]

Acalles temperei, n. sp.

La description qui suit est effectuée d’après 11 spécimens, soit 7 MM dont l’holotype, et 4 FF dont l’allotype.

 

Espèce appartenant au complexe d’Acalles parvulus-echinatus et présentant sensiblement les caractères externes d’A. parvulus, édéage excepté.

Rostre relativement robuste, un peu plus allongé chez le M que chez la F (Fig. 12, 13) [Fig. W33.3], densément ponctué chez les 2 sexes, mais plus profondément, et de ce fait un peu plus terne chez le M, plus brillant chez la F, squamulé sur son tiers ou son quart basal et au plus jusqu’à l’insertion antennaire, glabre ensuite ; yeux effacés. Antennes post-médianes (M, F), scape à peine 2 fois aussi long que le 1er article du funicule, celui-ci lui-même à peu près double du second article, les suivants nettement plus courts, aussi larges que longs.

Prothorax (Fig. 14, 15) [Fig. W33.3] arrondi latéralement, sinué-resserré dans son tiers antérieur, disque modérément convexe, marqué par une légère dépression transversale antémédiane ; squamules dressées du revêtement du pronotum cunéiformes, assez nombreuses, brun sombre, brun clair et blanchâtres, condensées surtout sur la partie médiane de la région antérieure et sur 2 zones en arrière de la dépression transversale, de part et d’autre d’une bande longitudinale claire; squamules couchées un peu plus brèves, formant la bande claire longitudinale médiane qui s’étend sur les 2/3 postérieurs, et aussi 2 bandes latérales claires ; entre ces 3 bandes appa­raissent vers la base 2 zones sombres formées de squamules brunes en majeure partie appliquées (ces détails sont à observer sur des spécimens bien frais).

Elytres largement arrondis latéralement, pris ensemble 1,05-1,25 fois aussi longs que larges (Fig. 14) [Fig. W33.3], convexes en-dessus, à déclivité postérieure presque verticale (Fig. 15) [Fig. W33.3]. Revêtement masquant presque entièrement les téguments, formé de squamules cunéiformes dressées assez longues, blanchâtres à brunes, et de squamules presque circulaires, couchées, de mêmes couleurs: typi­quement une large tache claire brunâtre, précédée d’une bande transversale blanchâtre, occupe les 2/5 postérieurs, comme chez Acalles parvulus, et une autre tache claire occupe la région périscutellaire ; 2e interstrie portant 2 taches allongées de squamules noires très denses, dressées, l’une en arrière de la tache scutellaire blanche, l’autre juste en avant de la bande transversale blanche; des taches analogues, plus ou moins visibles, sur le 4e interstrie. lnterstries bien plus larges que les stries, celles-ci constituées de points serrés même dans les régions latéro-antérieures.

Fémurs et tibias revêtus de squamules allongées de même couleur que celles du dessus du corps, appliquées ou mi-dressées. Tous les tibias armés d’un onglet apical, externe sur les antérieurs, interne sur les intermédiaires et postérieurs.

Pénis (Fig. 1, 2, 9) [Fig. W33.3] relativement large, bords latéraux parallèles ou un peu divergents d’arrière en avant, puis convergents-rectilignes dans la région apicale et formant à leur rencontre un angle presque droit, san’s arrondi; région apicale, vue de profil, régulièrement et assez fortement arquée ventralement.

Diffère d’A calles parvulus Boheman par la forme du pénis: chez parvulus les bords latéraux vus de dessus sont régulièrement arqués jusqu’à la pointe (Fig. 3, 4, 10) [Fig. W33.3]. Diffère d’A. dubius Solari et d’A. misellus Boheman par son rostre un peu moins finement ponctué, un peu moins élancé, la région apicale de ses élytres un peu moins brièvement arrondie, et surtout le pénis autrement coformé (voir Fig. 5, 6,11et 7, 8) [Fig. W33.3]. Les autres espèces du complexe présentent des interstries élytraux plus étroits et sont dému­nis de taches noires allongées de squainules dressées très denses sur le 2e interstrie; leurs pénis sont par ailleurs différents.

Long 2,4-3,2 mm. 

Mensurations de l’holotype M (en mm). Longueurs rostre 0,80 ; tête (vue dans le plan du dos du rostre) 0,35 ; pronotum 1,07 ; élytres 1,70 ; antennes scape 0,24, 1er article du funicule 0,12, autres articles pris ensemble 0,31, massue 0,22. Largeurs tête yeux compris 0,58 ; pronotum 1,13 ; élytres 1,45. Longueur totale rostre non compris 2,80.

La série-type a été collectée à Puyvalador (Pyrénées-Orientales), haute vallée de l’Aude, altitude environ 1400 m, dans un bois de hêtres en battant des branches mortes, 11 juillet 1962, leg. J. Péricart. 

 

L ‘holotype, l’allotype et les paratypes sont préservés dans ma collection, deux paratypes (M, F) dans la collection Dieckmann, Eberswalde, R.D.A.

 

AUTEURS CONSULTÉS 

DIECKMANN (L.), 1982. - Acalles-Studien (Coleoptera, Curculionidae). - Ent. Nachr. u. Ber.. 26, 5 195-209, 16 fig.

HOFFMANN (A.), 1958. - Coléoptères Curculionides (Troisième Partie). - Faune de France, vol. 62. Paris, Lechevalier, p. 1209-1839 (Acalles: p. 1372-1398).